Historique du

Carnaval de St-Isidore

En 1982, l’ACFA régionale de Rivière-la-Paix cherche à établir des traditions francophones dans chacune des communautés de la région. Certaines communautés ont déjà des fêtes et des célébrations diverses qui accueillent leur population, mais il n’y a pas à ce moment-là de fête d’hiver. On demande donc au Comité culturel de St-Isidore s’il serait en mesure de préparer un genre de Carnaval d’hiver. On consulte la population et on décide de préparer une première fête.

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Février 1983 – premier « Carnaval de St-Isidore ». Celui-ci reprend des idées du Carnaval de Québec, comme le Bonhomme Carnaval, mais surtout, qui reprend des éléments de la tradition canadienne-française comme la tire sur la neige, le sciottage, la tourtière, les traîneaux et le grand feu. Au début, une fête communautaire, le Carnaval servait d’événement rassembleur pour la population de St-Isidore. La fonction première de notre festival était donc de tisser des liens entre les participants tout en s’amusant.

1988 - La participation des duchesses des communautés environnantes permet à notre Carnaval de prendre de l’ampleur, lui donnant, au fil des années, une renommée régionale et même provinciale. Toutefois, la rencontre est encore au centre de plusieurs de nos activités, mais, de plus en plus, le Carnaval permet l’ouverture de notre population sur toute la région.

1990-1993 – Début d’une programmation musicale plus élaborée, incluant artistes invités de l’extérieur (ex. Suroit, Swing, Blue, Le Fuzz, Joël Lavoie, Yves Lambert et le Bébert Orchestra, Madame Moustache, Madrigaia, Zéphyr pour en nommé quelques-uns), ainsi que l’utilisation de thèmes explicites (ex. Au pays des merveilles, Astérix, Spatial, Tropical, etc.)

Maintenant, le Carnaval est reconnu pour sa vitalité créative et culturelle et pour son accueil unique et chaleureux aux participants de la région, de l’Alberta et au-delà. Il n’est plus question de se replier sur nous-mêmes, mais d’offrir notre culture à un public de plus en plus large et de plus en plus varié. On célèbre à la fois notre héritage culturel et notre appartenance à l’espace albertain, tout en offrant l’occasion de participer à un rituel festif régional qui souligne une origine commune pour plusieurs.